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Les parts sociales des banques mutualistes : un placement rentable

Il existe sur le marché financier un type de placement assez méconnu des épargnants. Certaines banques mutualistes (Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisse d’Epargne et Crédit Mutuel) proposent en effet à leurs clients de participer à la vie de leur banque par le biais de parts sociales. Placement sûr pour le consommateur, il est également un atout de poids pour les banques.

Focus sur les parts sociales des banques mutualistes.

Un placement sûr et participatif

Il est des réseaux bancaires qui font participer leurs clients à l’existence de leur établissement financier. Ceux-ci se voient ainsi offrir la possibilité d’acheter des parts sociales de leur banque, à condition de faire partie d’un des établissements des réseaux Crédit Agricole SA, BPCE (organe central des Caisses d’épargne et des Banques Populaires), ou Confédération Nationale du Crédit Mutuel.

Ces parts sociales permettent au client de détenir une petite part du capital de la banque et par conséquent d’en devenir sociétaire (équivalent d’un actionnaire). Elles lui donnent donc, par la même occasion, la possibilité de participer et de voter aux assemblées générales de l’établissement bancaire.

Pour rentrer dans le détail, les parts sociales peuvent être comparées avec les actions, car elles disposent de plusieurs points communs (part de capital de l’établissement, versement de dividende, participation aux assemblées, etc.). Elles sont cependant différenciables par certains points. Tout d’abord, les parts sociales ne sont pas cotées en Bourse : aucun risque donc de voir son argent s’envoler, à part si la banque en question faisait faillite, ce qui reste peu probable. Le capital de départ est garanti et sera donc le même à l’arrivée, étant donné que la valeur des parts sociales est fixe dans le temps. De même, ces parts peuvent être revendues, comme les actions, mais à prix équivalent au montant d’achat initial. Le remboursement des parts est alors intégral, quelque soit la situation de la banque. Enfin, ces parts permettent de bénéficier d’un rendement annuel sous forme de dividendes.

Un enjeu gagnant-gagnant pour les clients et pour les banques donc : celles-ci peuvent ainsi augmenter leurs fonds propres avec les parts sociales des épargnants, afin de subvenir à leurs besoins.

Pourquoi et comment y souscrire ?

Une fois membre sociétaire de votre banque, vous aurez droit tous les ans à une rémunération, celle-ci variant en fonction de l’état de santé de l’établissement. Pour information et à titre d’exemple, l’an dernier, les taux de rentabilité oscillaient entre 2,3 et 3,5%. Pas négligeable donc.

Pour ce qui est du fonctionnement fiscal, les dividendes subissent tout de même des prélèvements sociaux de l’ordre de 15,5%, tout comme les actions.

Pour souscrire à des parts sociales, rien de plus simple : il suffit de s’adresser au conseiller clientèle de la banque mutualiste en question. Les offres dépendent d’ailleurs de l’établissement et de ses besoins en la matière. Une banque ayant besoin de plus de fonds émettra forcément plus d’offres que celles qui en ont moins l’utilité. Si votre établissement ne propose plus l’achat de parts sociales, vous pourrez toujours vous tourner vers d’autres clients qui vendent les leurs afin de leur racheter.

Les parts sociales des banques mutualistes restent donc une bonne alternative aux actions, en proposant des placements rentables, et surtout beaucoup plus fiables.

Cet article a été publié le mercredi 7 novembre 2012 à 21 h 51 min et est classé dans produits. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.



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