La banque en ligne islandaise Icesave fait face à la faillite

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Icesave est une filiale de la banque islandaise Landsbanki. Il s’agit d’une banque en ligne crée en 2006 pour une clientèle européenne. Offrant à ses débuts de grands rendements aux épargnants, la banque Icesave  a pu capitaliser plus de 700 millions d’euros en quelques mois et avoir plus de 320 000 clients anglais et néerlandais.Ainsi, elle a pu ouvrir des succursales en Grande Bretagne et aux Pays-Bas.

Toutefois, avec la crise financière de 2008, la banque en ligne Icesave fait faillite comme 85% des banques islandaises et doit plus de 3,8 milliards d’euros de dépôts. Face à ce problème, l’Etat  islandais nationalise la banque en reportant le poids de cette dette colossale, qui représente en fait environ 40% du PNB de l’Islande. La Grande Bretagne et le Pays-Bas décident de leur part de rembourser leurs épargnants Icesave avec leurs propres fonds de garanties. Un remboursement que ces deux pays considèrent juste comme une avance qu’ils espèrent récupérer le plutôt possible. Sous une forte pression le gouvernement islandais finit par accepter le remboursement de la dette à hauteur de 20 000 euros par client, le montant des garanties fixé par le système de garantie des dépôts irlandais.

En juin 2009, les négociations entre les trois pays reprennent pour aboutir à la fin à un commun accord relatif au remboursement de l’Islande de toute la dette sous la forme d’un emprunt à 5,5% de taux d’intérêt sur une durée de 15 ans.

Toutefois, sous pression d’une pétition recueillant plus de 50 000 signatures, le président islandais, Olafur Ragnar Grimsson s’abstient à ratifier le texte et provoque un référendum qui finit par rejeter l’accord  et qui se concrétise par 93% des suffrages en mars 2010.

Face à ce refus, l’Islande reprend les négociations avec la Grande Bretagne et les Pays Bas, qui lui permettent d’avoir un accord beaucoup plus avantageux adopté déjà par le parlement islandais le 16 février dernier. Mais en avril, un autre référendum a été lancé en vue de payer la dette ou non. 60% des voix s’opposent au remboursement en raison des contribuables qui refusent de payer des gaffes commises par les banquiers à l’époque où  la banque Icesave n’était pas encore nationalisée.

Devant ce refus, l’affaire sera probablement renvoyée devant une cour de justice européenne, qui obligera en principe l’Islande à rembourser la dette, quelle que soit la source.

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