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Placer son argent quand on gagne au loto

dimanche 9 septembre 2012

Bien sûr, nombre de français, rêvent secrètement ou non de remporter un jour le jackpot du loto. Toutefois, si ce rêve ne reste qu’un fantasme pour la grande majorité, ils sont une dizaine de joueurs à décrocher le gros lot chaque année. Et à devenir ainsi, du jour au lendemain, immensément riche. Seulement voilà, une fois le chèque empoché, reste à gérer son nouveau capital. Et ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple, notamment lorsque l’on n’a pas de notions et de connaissances spécifiques dans ce domaine. Voici quelques conseils à suivre pour investir au mieux ce nouveau statut. Quant à ceux qui espèrent toujours, cela pourra peut-être leur être utile un jour, qui sait.

Les conseils de base

Avant toute chose, et avant donc de se lancer dans des démarches de placement ou d’investissement précipitées, il convient de prendre son temps, afin de réfléchir posément à ce nouvel avenir doré.

En effet, se retrouver du jour au lendemain riche, sans y avoir été préparé n’est pas chose évidente à gérer. Mais avant de commencer à investir, ou à trouver les placements idéaux pour faire fructifier votre capital, il peut être judicieux de vous faire plaisir.

Vous pouvez désormais vous offrir ce dont vous rêvez, à l’image d’une maison, d’une résidence secondaire, d’un voyage autour du monde, et bien d’autres choses encore.

Accordez-vous quelques mois que vous mettrez à profit pour établir un plan d’action, à savoir comment vous envisagez concrètement d’utiliser votre argent.

Profitez également de ce temps pour consolider votre cellule familiale et personnelle. Vous risquez en effet de faire l’objet de nombreuses sollicitations. D’où l’importance d’être bien entouré au quotidien, et de pouvoir compter sur vos proches.

Seconde étape : gérer sa fortune

Une fois que vous aurez appréhendé véritablement la nouvelle, et que vous vous serez fait à votre nouvelle situation, vous pourrez alors envisager plus sereinement l’avenir.

Chose essentielle, sauf si vous êtes déjà à la tête d’une grosse fortune, et entouré d’une équipe de gestionnaires aguerris, vous devez trouver le, ou les, personnes qui gèreront votre capital.

Pour cela, il est important de faire le bon choix, en s’assurant notamment que les gestionnaires qui vous accompagneront sont suffisamment qualifiés et expérimentés, qu’ils possèdent les ressources juridiques, technologiques et fiscales nécessaires à une telle mission.

Reste ensuite à définir ce que vous souhaitez faire, et ce qui est le mieux pour préserver votre fortune.

Vous pouvez opter d’un côté pour des placements à rendement fixe, qui vous garantiront des revenus pendant un certain nombre d’années, pour vos besoins quotidiens. Ensuite, il est recommandé de diversifier vos placements : immobilier de rendement, investissement dans des sociétés non cotées, ou encore achat d’obligations, d’actions ou de placements monétaires sont des solutions à prendre en compte.

Dans tous les cas, vous devez être conscient du fait que vous serez désormais assujetti à l’impôt sur la fortune (ISF), et que les revenus générés seront eux aussi taxés à hauteur d’environ 40 %.

A titre d’information, vos gestionnaires auront pour mission de faire fructifier votre capital à 3.5 % pour vous assurer une sécurité.

Etre riche a un prix : celui de savoir s’entourer des bonnes personnes, de faire les bons choix, et de garder, un minimum, les pieds sur terre.

C’est à ces conditions que vous réussirez à surmonter cette situation, pas si simple que cela. Surtout lorsque l’on sait que la moitié des gagnants du loto ayant empoché plus de dix millions d’euros, ne parviennent plus à vivre de leurs revenus de capital au bout de dix ans.

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La SCPI : la solution pour investir ?

jeudi 6 septembre 2012

Entre les livrets réglementés, les « super livrets », les assurances-vie, l’investissement immobilier ou encore la bourse,  il n’est pas toujours évident et simple de trouver la solution idéale pour se constituer un capital. En effet, selon l’objectif visé, l’échéance ou encore le budget alloué, il existe diverses solutions à prendre en compte. Parmi celles-ci, les SCPI (Sociétés civiles de placement immobilier), particulièrement intéressantes et attractives pour quiconque désire épargner sur le long terme.

La SCPI en quelques mots

Contrairement à l’investissement immobilier dans la pierre, c’est-à-dire l’achat d’un bien immobilier, la souscription à une SCPI correspond à un investissement dans la pierre, mais simplement sur le papier ; ces sociétés de placement immobilier étant spécialisées dans l’investissement et la gestion d’actifs immobiliers.

Concrètement, une personne désirant investir dans une SCPI devient propriétaire de parts de cette société, mais ne devient pas propriétaire du ou des biens en eux-mêmes. D’où le terme de « pierre papier ».

Après avoir déboursé une certaine somme, pouvant aller de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros (il n’existe pas de plafond maximum), le souscripteur reçoit ensuite régulièrement, généralement chaque trimestre, le revenu de son investissement.

Selon l’objectif visé par l’épargnant, plusieurs solutions sont envisageables pour investir dans une SCPI. Dans le cadre d’un investissement destiné à générer un revenu complémentaire, il peut alors s’avérer judicieux de faire le choix d’une SCPI « de rendement ». Ces sociétés de placement investissent dans l’immobilier d’entreprise, et obtiennent des rendements plus élevés que ceux de l’immobilier traditionnel, à savoir l’immobilier d’habitation.

A contrario, les épargnants soucieux de bénéficier d’avantages fiscaux auront intérêt à se tourner vers les SCPI « fiscales ».

De même, avant de choisir la SCPI dans laquelle l’on souhaite investir, il est conseillé de s’attarder sur quelques éléments importants, à l’image de la taille de la SCPI, sa stratégie, ou encore sa politique de gestion, ses acquisitions récentes, son taux de vacance et sa répartition géographique.

Les avantages sans les inconvénients

Une fois le choix fait, le souscripteur n’a plus aucun souci de gestion ou d’administration, il se contente de recevoir ses revenus à échéance fixe.

Et le tout, sans avoir eu à investir une somme considérable, comme c’est le cas dans l’immobilier de pierre physique. De plus, l’un des autres avantages majeurs de l’investissement dans une SCPI est la réduction des risques, grâce à une mutualisation.

En effet, si le propriétaire d’un logement doit compter essentiellement sur les capacités de son locataire à payer le loyer, la personne passant par une SCPI bénéficie d’une garantie offerte par la multitude de locataires, répartis à divers endroits et dans différents secteurs.

Il est ensuite parfaitement possible d’acheter de nouvelles parts, ou au contraire de revendre les siennes.

Accessible sans disposer d’un apport colossal pour les personnes en quête d’un placement leur assurant une rente complémentaire sur le long terme, la SCPI est également adaptée aux personnes désireuses de placer leur argent tout en profitant d’avantages fiscaux.

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Focus sur le PEL : présentation et actualités

mercredi 5 septembre 2012

Au-delà de représenter une solution d’épargne permettant à son titulaire de se constituer un capital, le Plan d’épargne logement (PEL) est traditionnellement souscrit avec l’objectif, sur une durée plus ou moins longue, de réaliser un prêt destiné à financer un projet immobilier. A l’image du Compte épargne logement (CEL), le PEL fait bénéficier à l’épargnant de conditions avantageuses, notamment en termes de taux, mais également en raison d’une prime d’Etat, versée à l’obtention du prêt immobilier.

Présentation

Plafonné à 61 200 € (sans les intérêts), le PEL est accessible à tous, sous réserve d’un versement minimum de 225 €. Contrairement au CEL, dont les versements sont libres, le titulaire d’un PEL doit respecter un versement annuel minimum de 540 €, ou encore un versement mensuel de 45 €. A moins d’opter pour un approvisionnement trimestriel d’un montant de 135 €, ou semestriel de 270 €. A noter que ces montants sont des plafonds minimums, et qu’il est parfaitement envisageable de les ajuster en fonction de ses ressources et de ses projets.

L’ouverture d’un PEL engage son souscripteur pour une durée minimale de quatre ans, et maximale de dix ans. Si les versements sont bloqués au terme de ces dix années, les intérêts continuent quant à eux à faire fructifier le capital pendant une durée de cinq ans. Au-delà, les avantages du PEL, à savoir le prêt et la prime, sont perdus.

Rémunéré à hauteur de 2,50 %, le PEL génère des intérêts capitalisables. Pour ce qui est de la fiscalité de ce produit d’épargne, des prélèvements sociaux sont imputés aux intérêts, à un taux de 13,50 % (depuis octobre 2011).

Les avantages du PEL

Dès quatre années d’ouverture d’un Plan d’épargne logement, le titulaire a la possibilité de demander à sa banque un prêt immobilier, sous la forme d’un prêt épargne logement, pour un montant maximum de 92 000 €, et à un taux fixé actuellement à 4,20 % (à titre de comparaison, le CEL permet un prêt maximum de 23 000 € à 3 %), et ce pour une durée allant de deux à quinze ans.

Il est important de noter que, à la différence du CEL, l’obtention d’un prêt épargne logement occasionne la clôture du Plan épargne logement.

Outre une étude attentive et scrupuleuse du dossier par la banque, le prêt d’épargne logement n’est accordé que dans le cas d’une acquisition, ou de la réalisation de travaux au sein d’une résidence principale.

Enfin, si l’octroi d’une prime versée par l’Etat constitue un avantage supplémentaire fort intéressant, il convient néanmoins de respecter certaines conditions, actualisées au 1er mars 2011. Ainsi, il est demandé à l’emprunteur de solliciter un prêt d’un montant supérieur à 5 000 €.

En ce qui concerne le montant de cette prime d’Etat, elle équivaut à 2/5 ème des intérêts générés au cours de l’épargne, et est plafonnée à 1 525 €, pour l’achat de biens immobiliers respectueux des normes actuelles énergétiques. Le plafond est déterminé à 1 000 € dans les autres situations.

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La bataille des livrets contre les super livrets

samedi 1 septembre 2012

Alors que le gouvernement en place est en train de mettre au point une politique fiscale relativement drastique, avec notamment l’augmentation des prélèvements sociaux (passés de 13,5 à 15,5 % au 1er juillet 2012), il devient de plus en plus difficile, pour les ménages, de se constituer une épargne dans des conditions avantageuses. Néanmoins, et pour contrer ces mesures, certains acteurs bancaires, en particulier les banques en ligne, proposent des promotions régulières concernant leurs super livrets ; les livrets réglementés n’étant, eux, pas soumis à ces dispositions fiscales. Tour d’horizon des solutions d’épargne les plus intéressantes à l’heure actuelle.

Les banques en ligne se démarquent

Pour faire face à la hausse des prélèvements sociaux instaurée par le gouvernement qui, ajoutée au prélèvement forfaitaire (24 %), entraînent une taxation des livrets d’épargne à hauteur de 39,5 %, certaines banques n’hésitent pas à mettre en place des promotions.

Et, à ce jeu là, ce sont les banques en ligne qui se distinguent, en offrant à leurs clients des offres promotionnelles alléchantes, à l’image de BforBank, Zesto, Tookam ou encore ING Direct.

Ainsi, BforBank, filiale du Crédit Agricole, propose un taux de rémunération brut de 5 % pendant quatre mois, jusqu’à 100 000 €, pour toute première ouverture d’un livret d’épargne avant le 31 août 2012. Soit un taux net de 3 % dans le cas où le client est imposable, et 4,2 % dans le cas contraire.

De même que Zesto (RCI Banque), à la différence près que le taux de 5 % est valable pendant trois mois,  pour un montant maximum de 75 000 €.

Quant à Tookam (Crédit agricole Mutuel Pyrénées Gascogne), son offre promotionnelle est également particulièrement attractive, avec une rémunération brute de 6 % (soit respectivement 3,63 et 5,07 % nets) pendant trois mois, à hauteur de 20 000 €, pour toute première ouverture avant le 31 août.

ING Direct présente aussi une promotion intéressante pour les épargnants. Toute première ouverture réalisée avant le 11 septembre sera rémunérée à un taux brut de 4 % (2,4 et 3,4 % nets), sur une durée de cinq mois et jusqu’à 150 000 €.

De quoi susciter l’intérêt des consommateurs, même si les livrets réglementés restent une solution à prendre en compte lorsque l’on souhaite mettre ses économies de côté.

Les livrets réglementés : la valeur sûre de l’épargne

Avec un taux net à 2,25 %, pour un plafond situé à 15 300 € en ce qui concerne le Livret A, et 6 000 € pour le Livret de développement durable (LDD), les deux produits phares de l’épargne réglementée constituent des solutions à la fois sûres et performantes pour tous ceux en quête de produits efficaces pour épargner.

Leur succès non démenti année après année atteste de l’attrait de ces formules auprès des clients, soucieux de préserver leur épargne, tout en optant pour une solution fiable, notamment en période crise économique et financière.

Les épargnants disposent aussi d’un choix certain pour placer leurs économies. D’un côté les super livrets, assurant une rémunération attractive pendant quelques mois, avant de retomber à un niveau inférieur aux livrets gérés par l’État. Et de l’autre, les livrets réglementés, qui ne font pas l’objet de promotions, mais qui ne sont pas soumis non plus à la pression fiscale.

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Enregistrer ses données bancaires sur son ordinateur présente des risques réels pour la sécurité de celles-ci

mercredi 29 août 2012

Constituant l’une des craintes les plus grandes des utilisateurs, lors de l’arrivée d’Internet dans les foyers français, le transfert des données bancaires apparaissait alors comme un  véritable obstacle au développement du commerce à distance notamment. Si les choses sont aujourd’hui beaucoup évoluées, depuis l’arrivée des banques en ligne notamment sur ce secteur, qui ont fait de gros efforts en termes de sécurité, certains comportements de consommateurs restent risqués.

Un tiers des usagers conservent des données bancaires importantes sur leur ordinateur

Une étude récemment menée, aux mois de février et mars 2012, par Harris Interactive, visant à retracer les habitudes des consommateurs de six pays distincts, quant à la conservation de leurs données bancaires, a, en effet, permis de mettre en évidence quelques imprudences, puisque 33 % des 9 000 personnes interrogées ont effectivement reconnu conserver leurs coordonnées bancaires sur leur ordinateur.

Les usagers doivent faire preuve d’une plus grande prudence dans la conservation de leurs données bancaires

Pouvant être comparé, dans le cas d’un ordinateur ne disposant pas d’une protection suffisante, à la perte, ou au vol, d’une carte bancaire, le risque lié à l’enregistrement de données bancaires importantes sur un tel support réclame donc une attention particulière de la part des consommateurs qui doivent donc adopter une attitude plus prudente dans la conservation de ces informations, d’autant plus que le montant de la fraude à la carte bancaire a progressé, de son côté, de 12 %, en France, sur l’année 2011, représentant, sur cette période, 413 millions d’euros.

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La réforme fiscale est en marche depuis cet été

lundi 27 août 2012

Assurance vie, immobilier, donations, dividendes, loyers, livrets ou encore impôts de solidarité sur la fortune (ISF), la réforme fiscale présentée par le gouvernement le 20 juin dernier au Conseil des ministres, a débuté cet été. Petit tour d’horizon des changements réalisés et de ceux à venir.

François Hollande a promis, dès le début de sa campagne, un retour du déficit à 3% du produit intérieur brut (PIB), contre 4,5% cette année. Un défi qui vise à renflouer les caisses de l’État de plus de 30 milliards d’euros, en réduction de dépenses et/ou impôts nouveaux, avant la fin 2013. « Le désendettement est un impératif afin de conserver notre souveraineté et la maîtrise de notre destin » a souligné Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, dans un entretien accordé hier au Journal du Dimanche.

Les mesures mises en place

Parmi les premières mesures appliquées, le retour à l’ancien barème ISF à 6 tranches figure en tête de liste. Celui à deux tranches sera tout de même appliqué cette année, compte tenu du fait que la période des déclarations est terminée pour l’ISF à régler en 2012. Mais, pour compenser la différence, une contribution additionnelle devra également être acquittée avant le 15 novembre prochain.

La réduction de l’abattement en ligne directe sur les successions a également été adoptée. Actuellement de 159 325 € par parent et par enfant, l’abattement est réduit à 100 000 €, soit 400 000 € maximum pour un couple avec deux enfants. Le délai de reconstitution, c’est-à-dire la période légale entre deux donations, passerait également de 10 à 15 ans.

Les non-résidents qui étaient exonérés des prélèvements sociaux sur leurs revenus fonciers et plus-values immobilières sont désormais imposables. Le taux de ces prélèvements est justement passé de 13,5% à 15,5% depuis le 1er juillet de cette année. La mesure est rétroactive pour les loyers, mais pas pour les plus-values. 60 000 ménages environ devraient être concernés par cette nouvelle mesure qu’il s’agisse notamment d’investisseurs étrangers, d’expatriés, ou encore de travailleurs frontaliers.

Les réformes à venir

Certaines réformes tardent davantage, à l’exemple de celle concernant l’impôt sur le revenu. En effet, credo martelé lors de la campagne du nouveau président de la République, les revenus devraient entrer dans une nouvelle tranche d’impôt à 45% pour ceux supérieurs à 150 000 € et à 75% pour ceux supérieurs à 1 million d’euros.

La réforme de l’assurance vie devrait également être mise en place afin que les intérêts générés avant 8 ans de détention d’un contrat, soit uniquement taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Exit donc le prélèvement forfaitaire libératoire dont le taux varie selon l’ancienneté du contrat. Il en irait de même pour la taxation des dividendes.

Les mesures les plus avantageuses tardent également à montrer le bout de leur nez. Promesse avait été faite d’un doublement du plafond du livret A portant celui-ci de 15 300 € à 30 600 € par personne, d’un rétrécissement du délai d’exonération sur les plus-values de 30 à 22 ans ou encore d’un encadrement des loyers qui, pour le moment, n’est envisagé que pour la relocation grâce à l’IRL.

Accusé d’avoir consacré l’été à défaire ce que la droite avait réalisé, François Hollande doit désormais imprimer sa marque. Mais, pour procéder à la réforme fiscale promise, il est plus que nécessaire que l’économie de l’Hexagone, en berne depuis 9 mois, reparte à la hausse.

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Focus sur les prêts solidaires

vendredi 29 juin 2012

« Le problème central du capitalisme « unidimensionnel » est qu’il ne laisse place qu’à une seule manière de faire : rentrer des profits immédiats. Pourquoi n’intègre-t-on pas la dimension sociale dans la théorie économique ? Pourquoi ne pas construire des entreprises ayant pour objectif de payer décemment leurs salariés et d’améliorer la situation sociale, plutôt que chercher à ce que dirigeants et actionnaires réalisent des bénéfices ? » (Entretien de Muhammad Yunus, fondateur du concept de microcrédit  (Grameen Bank,), au journal Le Monde, le 25 avril 2008)

Entre actes philanthropiques et « social business », les placements solidaires contribuent à laisser son argent aider les autres… qu’il s’agisse de prêt entre particuliers, microcrédits ou autres investissements solidaires.

Prêts entre particuliers. Le prêt participatif – ou Peer to Peer Lending – permet à des personnes de contracter un crédit sans passer par l’intermédiaire d’une banque. Ce concept, apparu en Grande Bretagne, en 2005, avec la société Zopa, se décline, aujourd’hui en France, avec des entreprises comme Friendsclear, Buzz Crédits ou encore, Prêt P2P. Toutes offrent une mise en relation des particuliers qui recherchent un financement (les emprunteurs) et d’autres qui prêtent leur argent à un taux d’intérêt fixé au préalable (les prêteurs). La cible de ces entreprises est, essentiellement, les utilisateurs de crédits à la consommation, qui pourraient, par ce biais, contracter des prêts plus intéressants.

Microcrédits solidaires. Créé par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, le microcrédit permet à des personnes aux revenus modestes d’obtenir un financement pour la création d’une entreprise. En France, si l’ADIE – Association pour le Droit à l’Initiative Economique – propose ce genre de prêts, de nombreux sites spécialisés ont émergé sur la toile, pour faire écho à ce dispositif. L’idée, ici, n’est pas de générer des plus-values pour l’investisseur mais de réaliser un acte citoyen (ou philanthropique) et d’aider économiquement son prochain. Le site Babyloan, par exemple, permet de mettre en relation des prêteurs et des porteurs de projet, dans les pays en voie de développement. Son fonctionnement est extrêmement simple : le prêteur s’inscrit sur le site et accorde une somme à un futur entrepreneur de son choix ; une fois que ce dernier dispose des fonds nécessaires, il peut démarrer. L’investisseur est remboursé du capital investi, en moyenne, entre trois et douze mois, après le lancement du projet.

Placements ISR. Un fonds, doté du label ISR (Investissement Socialement Responsable), se compose d’actions, d’obligations ou de SICAV émanant d’entreprises qui se préoccupent des questions sociales (bans d’alcool ou d’armes) ou environnementales.

Placements solidaires. Fonctionnant de manière classique, les placements solidaires sont labellisés, exclusivement, par l’association Finansol. Ses critères de solidarité reposent sur le fait qu’au moins 5 à 10 % de l’épargne collectée doit servir au financement d’une activité solidaire ou, qu’au moins 25 % du revenu généré puisse être versé à des organismes solidaires, type ONG. Par exemple, si vous souscrivez un livret d’épargne labellisé solidaire, une partie de l’encours finance des projets et le reste atterrit sur des actifs classiques. Ou, la plus-value obtenue est, en partie, redistribuée aux associations partenaires. Actuellement, il existe 119 placements d’épargne solidaire et autant de possibilités d’investir dans un secteur d’activité que vous soutenez (emploi, environnement, solidarité internationale, social et logement) ou à travers le type de placements que vous préférez (épargne salariale, livrets, OPCVM et assurances-vie, actionnariat).

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Un point sur le crédit renouvelable 2011

jeudi 28 juin 2012

Présentation du crédit renouvelable

Si, hier, on parlait indifféremment de « crédit permanent », « crédit reconstituable », « réserve d’argent », ou encore « crédit revolving », depuis le 1er septembre 2010, il est obligatoire de présenter cette forme de crédit sous le même intitulé, à savoir « crédit renouvelable ». Cette homogénéisation des termes était une volonté gouvernementale, afin de clarifier la situation pour les particuliers.

Disponible dans la majorité des organismes bancaires, le crédit renouvelable est une somme d’argent que l’on peut emprunter, à tout moment, que ce soit partiellement ou dans sa totalité. Sa seule particularité – par rapport à un prêt classique – est d’être reconstituée au fur et à mesure des remboursements effectués par le souscripteur du crédit. Mais cette liberté et cette souplesse ont un coût et, avec ses taux d’intérêt élevés et ses faibles mensualités, il est parfois difficile d’en évaluer la hauteur. Ses principaux détracteurs lui reprochent cette opacité, qui conduit, parfois, au surendettement. En effet, avec la crise, cette solution de financement ne répondait plus à un besoin ponctuel, mais servait, essentiellement à payer les dépenses courantes, ce qui a entraîné le souscripteur dans une spirale infernale.

Etat des lieux du crédit renouvelable en France

Données chiffrées. Selon les chiffres de l’Association Française des Sociétés Financières (ASF), 5,9 millions de comptes ont été clôturés et seulement 3,9 millions se sont ouverts, soit une baisse de 2 millions de comptes, en 2011. A noter, ici, que les adhérents de l’ASF gèrent près de 80 % de ce marché en France. Ils ont également constaté que cette baisse significative s’accompagnait d’un recul des montants et des utilisations des crédits renouvelables, recentrant cette solution de financement à « la gestion du budget et au financement d’achats de petit montants, à caractère répétitif » (Source : Communiqué de presse de l’ASF France).

Explications. Réglementé par le Code de la consommation (L 311-1 et suivants), le crédit renouvelable a subi quelques modifications, avec l’application de la  loi Lagarde du 1er mai 2011. Parmi les mesures les plus importantes en vigueur,  on trouve l’obligation de proposer au consommateur, le choix entre crédit amortissable et renouvelable (si supérieur à 1 000 €), de même que l’obligation de veiller à la solvabilité du souscripteur et enfin de prévoir un remboursement minimum de 15 euros, à chaque échéance. L’entrée en application de ces mesures explique, à la fois, la baisse des souscriptions et celle des montants et des utilisations, relevées par l’ASF.

Avenir. Il faut savoir, qu’aujourd’hui, certaines mesures, prévues par la Loi Lagarde, sont encore en phase transitoire et, sans nul doute, provoqueront un effet sur les prochains chiffres de cette solution de financement, à l’image de la convergence des taux d’intérêt des crédits renouvelables et affectés, qui s’achèvera en avril 2013. Ou encore, de la mise en place de la règle de l’amortissement minimum, destinée à raccourcir la durée des crédits. Actuellement, les sociétés de crédits restructurent leurs offres, pour répondre à ce nouvel environnement réglementaire.

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