Les banques classiques
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Tout savoir sur les frais bancaires

Souvent sujet à polémique, les frais bancaires sont généralement jugés trop élevés par les usagers qui ont, en plus, du mal à comprendre le fonctionnement, tant ceux-ci manquent de lisibilité, chaque établissement bancaire pouvant désigner les produits et services qu’ils distribuent par l’intitulé de leur choix, sans qu’aucun lexique n’ait été défini pour harmoniser ces termes et les rendre ainsi plus facilement comparables par les clients.

Pour plus de clarté, il convient tout d’abord de différencier les frais bancaires liés au fonctionnement normal du compte bancaire, représenté par la fourniture et l’envoi et des moyens de paiement, les frais occasionnés par la mise en place de virements ou de prélèvements, les coûts liés au retrait d’espèces auprès de distributeurs d’autres enseignes… et ceux liés aux incidents qui peuvent se produire, composés notamment de frais de dépassement, en l’absence d’autorisation de découvert, et de frais de rejet, faute de provision sur le compte bancaire à débiter. Des abus sont toutefois régulièrement relevés, par les associations de consommateurs, dans chacune de ces deux catégories.

Ainsi, souvent présentés sous la forme de pack, les frais de gestion d’un compte bancaire afficheraient des tarifs trop élevés du fait de leur contenu incluant des prestations coûteuses et vraisemblablement peu utilisées, à l’image par exemple des chèques de banque, pourtant sollicités, par le client, uniquement pour procéder à des transactions importantes, telles que l’achat d’un véhicule.

Les autres frais, découlant, quant à eux, d’incidents survenus sur le compte bancaire, restent très encadrés et font d’ailleurs l’objet de réformes fréquentes. C’est ainsi que, afin que ceux-ci ne pénalisent pas trop durement ces usagers qui se trouvent déjà, à en croire leur situation, dans un contexte financier un peu délicat, les montants qui peuvent être prélevés par les banques ont été limités, à ce titre, et restent désormais fixés à 30 € pour le refus de paiement d’un chèque dont le montant est inférieur à 50 €, et à 50 € maximum au-delà de cette somme. Les autres moyens de paiement entraînent également des frais, dans ces mêmes circonstances, qui ne peuvent toutefois excéder, cette fois-ci, 20 €, et ce, qu’il s’agisse d’un virement ou d’un règlement par carte bancaire.

Ces dernières dispositions prises récemment devraient être complétées prochainement par d’autres mesures visant, entre autres choses, à améliorer la compréhension des offres pour que les clients puissent se baser sur des critères fiables avant d’arrêter leur choix sur un prestataire.

L’arrivée des banques en ligne sur le marché est venue bouleverser un peu cet univers et a permis aux usagers de trouver des formules beaucoup moins onéreuses, puisque la plupart des opérations courantes y sont offertes et ceci constitue, sans doute bien là, l’un des atouts majeurs de ces nouvelles enseignes qui n’hésitent pas à proposer actuellement des solutions donnant l’opportunité de pouvoir bénéficier d’une carte bancaire gratuite.

Accessibles en permanence et proposant de plus en plus de produits et services rendant leur utilisation toujours plus facile, ces plates-formes n’ont probablement pas fini d’attirer de nouveaux clients, les frais bancaires devenant aujourd’hui un véritable poids dans le budget des ménages.


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