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Les livrets d’épargne

Constituant probablement la catégorie de placements d’épargne la plus connue des Français, les livrets bénéficient de certains avantages particulièrement intéressants, offrant la possibilité de bénéficier d’une rémunération sans risque tout en permettant de disposer librement des fonds qui y sont placés.

Bien que présentant un certain nombre de caractéristiques communes, il est possible d’opérer une distinction entre les livrets d’épargne réglementés, dont le fonctionnement reste encadré par l’État, et les livrets d’épargne non réglementés, dont les caractéristiques sont librement fixées par les établissements qui les distribuent.

Catégorie la plus répandue auprès des épargnants français, les livrets d’épargne réglementés connaissent un grand succès grâce particulièrement à leur fiscalité particulièrement avantageuse, qui leur a d’ailleurs valu la dénomination de livrets défiscalisés, les gains générés par ceux-ci bénéficiant d’une exonération totale ou partielle d’imposition, certains restant tout de même soumis aux prélèvements sociaux. La contrepartie de cette situation est de voir l’ensemble de leurs caractéristiques encadrées par l’État, qui reste ainsi libre de fixer non seulement les conditions d’accès à ces livrets mais aussi les plafonds d’investissement auxquels ils sont soumis ainsi que leur taux d’intérêt. Bénéficiant d’une grande popularité, cette catégorie comprend notamment le Livret A, qui reste, en nombre d’exemplaires, le placement d’épargne le plus détenu en France, mais aussi le Livret Jeune, réservé aux personnes âgées de 12 à 25 ans, le Livret de Développement Durable ou encore le Livret d’Épargne Populaire, l’accès à ce dernier étant limité aux personnes présentant de faibles revenus.

À l’opposé de ces livrets défiscalisés figurent les livrets non réglementés, dont l’accès s’avère être tout aussi facile que pour leurs homologues encadrés par l’État, dans la mesure où ceux-ci ne sont souvent soumis qu’à un nombre restreint de conditions, et qu’il présente aussi la particularité d’offrir des plafonds de placement beaucoup plus élevé, offrant la possibilité de placer jusqu’à plusieurs millions d’euros. Présentant, de manière générale, des rémunérations supérieures à celles des livrets réglementés, ce qui leur a valu le surnom de super livrets, les gains réalisés dans le cadre de ces placements restent soumis à un régime d’imposition particulier, composé d’une taxation à hauteur de 12,10 % au titre des prélèvements sociaux à laquelle vient s’ajouter, au choix de l’épargnant, un Prélèvement Forfaitaire Libératoire dont le taux est actuellement fixé à 18 % ou à l’incorporation de ceux-ci dans les ressources de l’épargnant dans le cadre de l’imposition sur le revenu. Pour cette raison, il convient alors de distinguer le taux d’intérêt brut, souvent mis en avant par les établissements commercialisant des livrets d’épargne non réglementés et le taux d’intérêt net correspondant, quant à lui, à la rémunération réelle du placement.

Bien que jouissant encore d’une bonne réputation auprès de l’ensemble des épargnants français, les livrets réglementés subissent aujourd’hui la concurrence de leurs homologues déréglementés qui offrent un rendement supérieur et des conditions d’utilisation particulièrement avantageuses. Il convient toutefois de bien étudier l’ensemble des offres afin de connaître réellement les performances proposées par les placements envisagés, le taux d’intérêt brut étant bien souvent mis en avant par les établissements commercialisant des livrets non réglementés et pouvant ainsi fausser le choix de l’épargnant.


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