Les banques classiques

Archive pour la catégorie ‘produits’



Un nouveau relèvement du plafond du Livret A que la FBF accueille avec certaines craintes

dimanche 30 décembre 2012

Bien qu’ayant déjà fait part de ses réticences à voir le plafond du Livret A doubler, la Fédération Bancaire Française n’a pas pu obtenir ce qu’elle souhaitait du gouvernement, ce dernier semblant, en effet, déterminé à mener à bien son projet, même si cet organisme fait, à nouveau, part de son désaccord, quant au prochain relèvement de 25 %, le 1er janvier 2013, de la limite des dépôts fixée au placement favori des Français.

Un plafond de 22 950 € pour le Livret A critiqué par la FBF qui craint de voir les banques mises en difficulté

Entendant venir en aide aux banques, qui se trouvent déjà dans une situation délicate face à l’application des accords de Bâle III, la FBF hausse ainsi le ton à l’encontre du projet du nouveau relèvement du plafond du Livret A dès le début de l’année qui approche à grands pas, justifiant alors sa position par le fait qu’une telle mesure ne favorise que les ménages les plus aisés, le logement social bénéficiant déjà, selon elle, de suffisamment de fonds nécessaires, toutes les ressources dont il dispose n’étant pas encore utilisées.

Un véritable engouement pour le Livret A depuis la première hausse de son plafond

Ayant permis au placement de collecter 7,35 milliards d’euros, le relèvement de la limite des dépôts qu’il est possible de réaliser sur celui-ci à 19 125 € a donc déjà trouvé l’approbation du public, qui sera sans doute ravi de pouvoir y investir, à partir du 1er janvier 2013,  jusqu’à 22 950 €, les versements effectués sur celui-ci se faisant toutefois au détriment bien souvent de l’assurance vie, qui peine en revanche à redresser la barre, impliquant également une baisse de revenus pour les banques.

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PSA lance un livret d’épargne pour 2013

jeudi 20 décembre 2012

Quelques mois seulement après le lancement par le constructeur automobile Renault du livret d’épargne Zesto, le groupe PSA Peugeot Citroën prévoit lui aussi de mettre en place son propre livret d’épargne dédié aux particuliers.
Explications.

Concurrencer Renault

C’est au salon de l’automobile de Genève que la nouvelle est tombée. Le groupe PSA Peugeot Citroën a émis l’idée de développer un livret d’épargne qui lui est propre, par le biais de sa filiale bancaire Banque PSA Finance.

Ainsi, le groupe marche dans les pas de Renault, son principal concurrent, qui a lui aussi lancé son livret d’épargne, via sa banque « RCI Banque », il y a quelques mois. Pour rappel, il s’agissait du livret Zesto, produit d’épargne entièrement commercialisé sur internet, plafonné à 75 000 € et rémunéré à 2,60% bruts annuels. RCI Banque avait mis en place une offre promotionnelle de rémunération avec un taux à 5,5% pour les trois premiers mois.  Renault avait alors marqué d’une pierre blanche les milieux des finances et de l’automobile français,  puisque c’était la première fois qu’on assistait à cette situation.

Rencontrant un vif succès auprès des épargnants français, RCI Banque affiche maintenant une collecte de près de 500 millions d’euros depuis son lancement en février. La banque du groupe Renault a ainsi atteint ses objectifs à la fin du mois de juin, cinq mois seulement après la sortie de son produit, et bénéficie désormais d’environ 10 000 livrets ouverts. Fier de son exploit, l’établissement financier anticipe une collecte à 750 000 millions d’euros d’ici la fin de l’année. Les rumeurs courent qu’elle irait ensuite s’implanter en Allemagne pour lancer un compte à terme en 2013.

Pourquoi une telle décision de la part d’un constructeur automobile ?

Concurrencer le livret Zesto du groupe Renault ? Pas seulement. Comme l’a fait remarquer  Frédéric Saint-Geours, directeur des marques du groupe PSA et ancien directeur financier et dirigeant de l’activité bancaire du constructeur, « PSA diversifie actuellement ses sources de financement, par la titrisation, par des opérations auprès de la BCE, et les dépôts d’un livret d’épargne peuvent en faire partie ».

En effet, suite au renforcement des règles prudentielles liées aux banques et à cause de la diminution des liquidités sur le marché interbancaire, les établissements financiers des constructeurs automobiles ont cette solution de choisir de créer leur livret d’épargne, ceux-ci leur permettant d’obtenir des fonds propres sans engager beaucoup de frais.

Bien qu’étant une première en France, cette démarche a déjà été initiée par  les groupes automobiles allemands BMW et Volkswagen, ce dernier ayant lancé son livret en 1995 !

Un livret à taux compétitif

Pour se diversifier et séduire une nouvelle clientèle, le groupe PSA Peugeot Citroën l’a bien compris, il faudra proposer un livret d’épargne à taux d’intérêts particulièrement attractif. Celui-ci devrait donc afficher un taux assez proche de celui du livret Zesto de RCI Banque, avec sans aucun doute une offre promotionnelle lors de son lancement, comme l’a fait son rival.

Il faudra dans tous les cas attendre le mois de décembre pour avoir plus de détails sur le nouveau produit d’épargne du groupe PSA.

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Le paiement par chèque bien entretenu en France

lundi 17 décembre 2012

Même si les paiements par chèque tendent à se faire moins nombreux en France, ils ont déjà disparu dans bon nombre de pays européens. Les statistiques de la Banque de France sur les moyens de paiement scripturaux attestent ici d’une autre exception française.

D’après les données de la Banque de France, entre 2007 et 2011, le nombre annuel de paiements par chèque a baissé de 3,65 à 2,97 milliards. Le chèque a perdu 6,7 points comparativement aux paiements par carte et par virement. Pour 2011, cela nous fait toujours 17% de paiements par chèque alors que la Banque centrale européenne indique que le chèque a quasiment disparu dans la majeure partie de l’Europe, sauf à Chypre et à Malte, et qu’il ne couvre au mieux que 5,5% à 7% des transactions britanniques, italiennes et portugaises.

Faut-il en rougir ? En France, contrairement aux cartes bancaires, les chéquiers sont gratuits et sans limite de montant de transactions (hormis celle de l’approvisionnement de son compte bien sûr).
Pourtant, les paiements par carte se sont fortement généralisés et représentent 45% des transactions en Europe (+5,4 points en quatre ans) et 41% en France. 85,7 millions de cartes sont en circulation, soit plus d’une carte par habitant.
L’impact sur la monnaie électronique est neutre tant celle-ci est marginale en France (0,3%) et dans toute l’Europe (moins de 2% des paiements).

L’habitude du chèque se fait plus ressentir sur le volume des virements et prélèvements qui ne règlent pas plus de 36,5% des transactions en France, une part quasiment stable depuis 2007 (35%), contre 52% au niveau européen.

En revanche, l’observation des valeurs portées par ces différents moyens de paiement aboutit à un autre classement. Les cartes ne représentent plus que 1,4% des transactions avec un montant moyen de 50 euros. Sur les chèques, les sommes sont en moyenne de 602 euros, soit 6,3% des montants réglés. Ce sont les prélèvements, avec des montants moyens de 375 euros, et les virements avec en valeur moyenne 8 242 euros, qui reprennent la tête du classement. 86,4% des transactions exprimées en valeur sont réglées par virement, moyen de règlement privilégié des entreprises.

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Le découvert bancaire à la mode ?

jeudi 8 novembre 2012

C’est un fait : par ces temps de crise, il devient difficile pour les français de boucler leurs fins de mois. Dettes, compte bancaire dans le rouge… la solution s’impose d’elle-même : le découvert bancaire. Celui-ci devient de plus en plus utilisé par les hexagonaux, qui y trouvent un moyen de joindre les deux bouts. Mais est-ce vraiment la solution ?

Enquête sur le découvert bancaire.

L’ascension du découvert bancaire

Le découvert bancaire gagne du terrain : c’est en tout cas ce que montre une étude sur le pouvoir d’achat des Français réalisée par l’institut de sondage CSA publiée le lundi 10 septembre 2012. Cette enquête révèle des chiffres plutôt inattendus, mais finalement logiques : 21% des français auraient recours au découvert pour finir le mois, et presque la moitié (48%) l’utiliserait au mois une fois par an pour boucler son budget.

Et ce constat touche tous les âges et toutes les classes sociales. Ainsi, les personnes âgées de 35 à 49 ans, dites «  actifs », sont près d’une sur trois (30%) à faire appel au découvert bancaire. C’est autant que les catégories populaires (30% également), mais moins que les personnes à faible pouvoir d’achat (36%). La catégorie socioprofessionnelle des cadres n’y échappe pas non plus : ils sont 26% à être à découvert bancaire tous les mois. C’est bien la preuve que la crise économique touche tout le monde, et non seulement les catégories les moins aisées.

Enfin, les femmes s’avèrent être plus touchées par le phénomène que les hommes (25% contre 18% pour les hommes).

Certaines catégories de personnes s’en sortent toutefois mieux que les autres. D’ailleurs 49% des français déclarent ne connaître cette situation que moins d’une fois par an.

Parmi eux, les seniors de plus de 65 ans : bénéficiant de ressources supérieures aux autres (69%), ils n’ont que très peu besoin d’avoir recours au découvert. Enfin, les habitants de la capitale (56%) se trouvent quelque peu épargnés par ce phénomène, étant donné leurs salaires plus conséquents que la plupart des revenus du reste de la population.

Quelles solutions ?

Maxime Chipoy, de l’association de défense des consommateurs l’UFC-Que choisir, explique que les épargnants utilisent le découvert bancaire en substitut aux différents prêts d’argent proposés par les banques. Victimes de la crise, ils y voient un moyen d’échapper aux taux d’intérêts exorbitants des crédits de type « revolving ».

Le découvert bancaire n’est pourtant pas la solution idéale. En fonction de la durée de celui-ci, les agios peuvent atteindre des sommes rapidement exorbitantes. Lorsque que le plafond du découvert autorisé est dépassé, les taux d’intérêts peuvent s’élever à 15 voire 20%. Sans compter les commissions d’intervention et autres frais bancaires…

La dernière solution, qui apparait pour 7% des français, reste la sollicitation de l’entourage (famille, amis proches…). C’est souvent le cas pour les jeunes de 18 à 24 ans (15%), ainsi que pour les chômeurs (15%), et les femmes au foyer (15% également).

Face à la conjoncture actuelle, c’est donc la solidarité qui prime souvent en dernier recours.

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Les parts sociales des banques mutualistes : un placement rentable

mercredi 7 novembre 2012

Il existe sur le marché financier un type de placement assez méconnu des épargnants. Certaines banques mutualistes (Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisse d’Epargne et Crédit Mutuel) proposent en effet à leurs clients de participer à la vie de leur banque par le biais de parts sociales. Placement sûr pour le consommateur, il est également un atout de poids pour les banques.

Focus sur les parts sociales des banques mutualistes.

Un placement sûr et participatif

Il est des réseaux bancaires qui font participer leurs clients à l’existence de leur établissement financier. Ceux-ci se voient ainsi offrir la possibilité d’acheter des parts sociales de leur banque, à condition de faire partie d’un des établissements des réseaux Crédit Agricole SA, BPCE (organe central des Caisses d’épargne et des Banques Populaires), ou Confédération Nationale du Crédit Mutuel.

Ces parts sociales permettent au client de détenir une petite part du capital de la banque et par conséquent d’en devenir sociétaire (équivalent d’un actionnaire). Elles lui donnent donc, par la même occasion, la possibilité de participer et de voter aux assemblées générales de l’établissement bancaire.

Pour rentrer dans le détail, les parts sociales peuvent être comparées avec les actions, car elles disposent de plusieurs points communs (part de capital de l’établissement, versement de dividende, participation aux assemblées, etc.). Elles sont cependant différenciables par certains points. Tout d’abord, les parts sociales ne sont pas cotées en Bourse : aucun risque donc de voir son argent s’envoler, à part si la banque en question faisait faillite, ce qui reste peu probable. Le capital de départ est garanti et sera donc le même à l’arrivée, étant donné que la valeur des parts sociales est fixe dans le temps. De même, ces parts peuvent être revendues, comme les actions, mais à prix équivalent au montant d’achat initial. Le remboursement des parts est alors intégral, quelque soit la situation de la banque. Enfin, ces parts permettent de bénéficier d’un rendement annuel sous forme de dividendes.

Un enjeu gagnant-gagnant pour les clients et pour les banques donc : celles-ci peuvent ainsi augmenter leurs fonds propres avec les parts sociales des épargnants, afin de subvenir à leurs besoins.

Pourquoi et comment y souscrire ?

Une fois membre sociétaire de votre banque, vous aurez droit tous les ans à une rémunération, celle-ci variant en fonction de l’état de santé de l’établissement. Pour information et à titre d’exemple, l’an dernier, les taux de rentabilité oscillaient entre 2,3 et 3,5%. Pas négligeable donc.

Pour ce qui est du fonctionnement fiscal, les dividendes subissent tout de même des prélèvements sociaux de l’ordre de 15,5%, tout comme les actions.

Pour souscrire à des parts sociales, rien de plus simple : il suffit de s’adresser au conseiller clientèle de la banque mutualiste en question. Les offres dépendent d’ailleurs de l’établissement et de ses besoins en la matière. Une banque ayant besoin de plus de fonds émettra forcément plus d’offres que celles qui en ont moins l’utilité. Si votre établissement ne propose plus l’achat de parts sociales, vous pourrez toujours vous tourner vers d’autres clients qui vendent les leurs afin de leur racheter.

Les parts sociales des banques mutualistes restent donc une bonne alternative aux actions, en proposant des placements rentables, et surtout beaucoup plus fiables.

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Point sur le surendettement en France

mardi 30 octobre 2012

Le surendettement en France correspond à une réalité bien présente. Même si on observe, depuis le début de l’année 2012, une baisse de 5.5 % des dossiers déposés par rapport à l’année précédente, il n’en demeure pas moins que de nombreux ménages sont concernés, et doivent faire face à d’importantes difficultés financières au quotidien. Le point sur cette réalité encore taboue.

Le surendettement en chiffres

135 358. C’est le nombre de dossiers de surendettement déposés à la Banque de France depuis le début de l’année. Même si ce chiffre est en recul par rapport à 2011, il demeure important au vu du nombre de ménages en difficultés qu’il évoque.

De même, et malgré cette baisse générale, le mois de juillet dernier a vu une nette augmentation du nombre de demandes, avec 19 164 dossiers déposés, soit 2.5 % de plus qu’en juin de la même année, et de 6.5 % sur juillet 2011. Parmi ces dossiers, 18 760 ont été jugés recevables par la commission de surendettement.

Les possibilités d’action de la commission de surendettement

Une fois qu’un dossier de surendettement est déposé à la Banque de France, la commission de surendettement va l’étudier afin de juger de sa recevabilité.

S’il est considéré comme recevable, différentes mesures sont alors possibles pour agir, et aider les personnes à faire face, en fonction de leur situation. Dans le cas où les difficultés financières rencontrées sont surmontables, la commission va envisager certaines mesures en priorité, telles la mise en place d’un nouveau plan de remboursement des dettes, après accord avec les créanciers. Elle peut aussi imposer, au surendetté et à ses créanciers, certaines mesures, telles un effacement partiel des créances, rendu possible après l’aval d’un juge.

Dans le cas où l’endettement est particulièrement important, d’autres mesures seront alors prises, comme l’effacement des dettes, ou encore la liquidation judiciaire d’une partie du patrimoine du débiteur.

Dans tous les cas, et quelles que soient les raisons des situations de surendettement, ce phénomène est à prendre en compte à plusieurs niveaux, dont celui de l’encadrement des crédits. Ce qu’a fait l’ancienne ministre de l’économie et des finances, Christine Lagarde, en instaurant en 2010 une loi encadrant le crédit renouvelable.

Souscrire un crédit, quel qu’il soit, engage en effet l’emprunteur à le rembourser, et implique le respect de certaines obligations. C’est dans cette optique que les banques étudient attentivement la situation financière de leurs clients avant de leur accorder le prêt demandé. Toutefois, il est aujourd’hui particulièrement aisé de souscrire des crédits à la consommation auprès d’enseignes commerciales, souvent peu scrupuleuses quant à la réalité et aux besoins des consommateurs. L’accumulation de ces crédits peut ainsi conduire à des situations difficilement gérables pour certaines personnes, les poussant parfois à devoir déposer un dossier de surendettement. A cela peut venir s’ajouter la situation économique actuelle instable, source de précarité pour de nombreux ménages. D’où l’importance de bien réfléchir avant de souscrire un crédit, et de s’interroger sur son utilité, ou encore sur sa capacité à le rembourser.

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Livret A, épargne en ligne,… : tour d’horizon des produits financiers

jeudi 27 septembre 2012

Depuis la crise économique, les Français jouent la confiance et la sécurité en matière de finance. Le Livret A, vedette incontournable des solutions d’épargne, s’est ainsi maintenu en tant que partenaire financier de premier ordre. Jamais on n’avait autant entendu parler de lui depuis ces derniers mois. Et pour cause, placé au devant de la scène par une nouvelle présidence désireuse de voir son plafond doubler, il est devenu le sauveur que tout le monde attendait, faisant ainsi la part belle à d’autres…

Or, si les citoyens de l’Hexagone sont connus pour être des consommateurs avertis, en témoigne le succès des magazines consuméristes, ou plus récemment des sites de comparaison de prix des produits, le domaine de la finance résiste pour le moins à cette tendance. Pourtant, comparer les solutions financières, en fonction bien entendu de leurs propres attentes et besoins, peut s’avérer particulièrement bénéfique. Petite leçon de rattrapage pour les non initiés…

Une esquisse de relèvement du Livret A

On ne va pas cracher dans la soupe, le Livret est et restera, un placement financier inévitable. Disponible et rentable, sa collecte dynamique constitue un atout de poids pour les épargnants mais aussi pour l’État. Socle de stabilité et de sûreté, il permet au gouvernement d’investir afin de relancer l’économie française, notamment par la construction de logements sociaux. Pour les particuliers, il est la valeur sûre dont la dernière publicité, n’a fait que renforcer la popularité.

Mais, finalement il s’agit plus de bruit que d’action, pour cette mesure phare de la campagne présidentielle de François Hollande. Plutôt qu’un doublement, une ébauche de relèvement devrait se profiler sous peu, faisant passer le plafond du Livret A de 15 300 à 19 125 euros, avec maintien de la rémunération à 2,25%. Une mesure qui, si elle profite aux souscripteurs, ravit d’autant moins les banques. Le Crédit Agricole sera notamment privé de trois milliards d’euros de liquidités, dès 2013.

La croissance de l’épargne en ligne

Hormis le livret A, une vaste gamme de produits est mise à disposition des épargnants. L’Assurance-Vie figure parmi les produits les plus connus, malgré une baisse constante de son taux d’intérêt ces dernières années, atteignant aujourd’hui 3,5%. Outre l’absence de prise de risque, ce support dispose d’une fiscalité attrayante, d’une transmission facilitée, mais surtout d’une large ouverture financière. De quoi proposer une alternative engageante, une fois les livrets d’épargne remplis.

Les Sicav, PEA et autres membres de la famille des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), constituent en revanche des placements offrant l’acquisition d’actions, obligations,… où les bénéfices comme les risques sont mis en commun. Les souscripteurs peu frileux peuvent y voir la promesse de retours sur investissement plus forts, où le rendement serait tel que le Livret A ne serait plus qu’un faire-valoir.

Il semblerait également que les Français se soient réfugiés vers de nouvelles solutions proposées en ligne, afin de placer leurs économies. Faciles de souscription et d’utilisation, ces produits comportent des atouts convenant à une population jeune et mobile. Les fonds sont notamment accessibles et gérables en permanence depuis un ordinateur, Smartphone ou tablette tactile. Des placements alternatifs qui pourraient, au regard de leurs multiples périodes promotionnelles, venir concurrencer le Livret A.

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Les Français se trouvent de plus en plus fréquemment en situation de découvert bancaire

mercredi 12 septembre 2012

Traversant une période de crise extrêmement difficile qui semble devoir perdurer, la zone euro se trouve donc dans une situation délicate faisant que le quotidien des ménages devient de plus en plus dur à gérer, comme l’a encore démontré récemment une étude menée par l’institut de sondages CSA, pour Hopscotch et Cofidis.

Un Français sur cinq serait à découvert chaque fin de mois

Les résultats de cette enquête, menée entre le 28 et le 30 août dernier, auprès de 1 002 personnes, font effectivement état d’un taux de 21 % de Français qui se trouveraient en situation de découvert bancaire, chaque fin de mois, ce chiffre montant même à 30 % pour ce qui concerne la catégorie des 35 – 49 ans, avec une part également plus importante chez les femmes, 25 %, que chez les hommes, 18 %, les actifs étant donc particulièrement touchés par ce phénomène.

Une situation qui entraîne un certain pessimisme

Dans ce contexte, les personnes sondées n’ont pas montré le moindre optimisme quant au rétablissement prochain de leur situation, 48 % ayant avoué que leur compte affiche effectivement un découvert au moins une fois sur les douze mois de l’année, tandis que près de 60 % considèrent que leur pouvoir d’achat a plutôt connu une baisse au cours de cette dernière année et que 55 % s’attendent encore, malheureusement, à ce que leur budget continue de diminuer tout au long des douze mois à venir.

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