Les banques classiques

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Accélération de la dématérialisation de la monnaie

dimanche 5 juillet 2015

Une société sans cash, une utopie ? En tout cas une orientation déjà bien engagée au vu du plan de lutte contre le terrorisme qui restreint les paiements en espèces et la promotion du paiement sans contact par les pouvoirs publics.

Depuis 2010, la rumeur de la disparition de la monnaie physique s’amplifie. De nombreux papiers font l’éloge des pays d’Afrique comme le Kenya ou le Somaliland où les paiements du quotidien, de l’achat des oranges au versement des salaires s’effectuent par téléphone mobile. En Europe, la Pologne fait figure d’exemple vertueux du paiement sans contact.

Déjà, les grosses coupures ne sont quasiment plus en usage en France, les billets de 500 € et 200 € étant désormais le signe des trafiquants et refusés dans la plupart des magasins. Une société sans cash est instillée dans les esprits, hier au nom de la lutte contre l’argent sale, puis contre l’évasion fiscale, aujourd’hui contre le terrorisme, mais toujours sous couvert d’intentions positives, pour le bien de tous.

Les banques voient aussi depuis longtemps le paiement sans contact comme la solution au problème du coût de la monnaie papier. Seulement une telle réforme des usages ne peut réussir sans l’assentiment des consommateurs, lesquels ne se montrent pas aussi enthousiastes que Bercy.

Limiter l’usage du cash dans l’économie, un programme officiel

C’est précisément dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme que l’actuel ministre des Finances, Michel Sapin, a annoncé le 18 mars 2015 une série de mesures afin  » …que les opérations financières soient mieux renseignées, qu’elles laissent plus de traces« . L’objectif de transparence des échanges qui ont lieu sur le territoire français est officiel jusqu’à être mis en image par une infographie. Son titre, “Limiter l’usage du cash dans l’économie” est immédiatement soutenu par la justification que “la circulation d’une trop grande quantité d’espèces, et plus généralement, de moyens de paiements anonymes, limite la traçabilité des transactions et favorise les trafics”. Qui irait contre ?

C’est ainsi que, parmi ses huit dispositions, le plan de lutte contre le terrorisme limite pour tout le monde le montant des achats et retraits en espèces.

Concrètement, à partir du 1er septembre 2015, le plafond des achats en espèces sera abaissé à 1 000 euros pour les résidents Français contre 3 000 euros aujourd’hui.

Pour les retraits d’espèces, les banques devront signaler auprès du Tracfin « tout dépôt ou retrait d’espèce supérieure à 10 000 euros par mois ». Comme cela suppose une mise à jour des systèmes d’information des établissements financiers, l’entrée en vigueur est ici reportée au 1er janvier 2016.

Le problème n’est évidemment pas strictement français et Bercy s’inspire des expériences réussies de l’Italie et de l’Espagne. Notre ministère des Finances et des Comptes publics prend soin de préciser que les paiements en espèces sont toujours autorisés, sans limitation de montant, entre les particuliers dans un cadre privé.

 

Le paiement sans contact plébiscité par Bercy

Pas plus tard que le 10 avril 2015, la secrétaire d’État en charge du Numérique, Axelle Lemaire, tenait une conférence de presse sur les bienfaits du paiement sans contact, jugé plus simple, plus rapide et sans risque de fraude. Il est entendu que les Français l’adopteront très prochainement. Conçu par Gemalto, il suffit de passer sa carte ou son smatphone à 4 cm d’une borne et les achats sont réglés en quelques secondes. Plus de code, plus de trou de mémoire, plus d’attente. L’acquisition instantanée.

En France, le paiement sans contact arme actuellement 30 millions de cartes bancaires et les usagers en sont satisfaits (94% à 98%) selon Olivier Piou, directeur général de Gemalto. La disponibilité de ce moyen de paiement sur smartphone devrait en faciliter la généralisation.

Toutefois, ce système connaît plusieurs limites, à commencer par le faible montant de transaction autorisé de 20 € et l’équipement lacunaire des commerçants. Seuls 20% de nos boutiques disposent d’une borne de paiement sans contact. Bercy souhaite/ordonne que les commerçants s’équipent rapidement, l’objectif déclaré par Olivier Piou étant d’étendre le dispositif à l’ensemble de la population d’ici fin 2016. Et si les acteurs de la filière ne collaborent pas, prévient Axelle Lemaire, “des startups de la #FrenchTech viendront faire le travail”. Cela ne se discute donc pas. Or, comme tout ce qui ne se discute pas est une provocation, d’autres limites tiennent à la population française, résistante dans l’âme.

 

Les Français, leur liberté et leur argent

Parler comme d’une évidence de la généralisation du paiement sans contact, c’est sans compter sur l’aversion des Français à tout ce qui ressemble à une perte de liberté et à une prise de risque.

Certains dénonceront d’abord la numérisation de l’intégralité des données liées aux habitudes de consommation et de fréquentation, facilitant un contrôle insupportable de la vie privée par tout organisme.

D’autres pointeront la vulnérabilité des données bancaires insuffisamment protégées sur les cartes et smartphones, la CNIL ayant d’ailleurs demandé aux banques d’intégrer la faculté pour le client de refuser le système.

Aussi, les ambitions du ministère des Finances vont se heurter à l’immense majorité des Français (91%) qui recourent aux espèces pour régler leurs achats quotidiens. D’après l’enquête de l’Ifop pour Brink’s France, entreprise de transport de fonds évidemment plus favorable au maintien des espèces, 86% des personnes interrogées se déclarent opposées à la disparition de l’argent liquide au profit d’autres systèmes. L’illustre l’échec du porte-monnaie électronique Moneo qui fermera définitivement cet été les cordons de sa bourse. Les chargements de cartes ne seront plus possibles après le 30 juin et les guichets distributeurs en rembourseront les soldes jusqu’au 28 juillet 2015.

Le PDG de Brinck’s France, Patrick Lagarde, fait partie de ceux qui considèrent que la disparition du cash est une utopie. L’étude de l’Ifop montre non seulement l’attachement des Français aux espèces, mais surtout à la liberté des paiements. Cet attachement au liquide n’est pas non plus pathologique, seuls 15% des transactions sont réglés par cash, ce qui nous positionne parmi les 5 derniers du classement européen.

Paranoïaques, rétrogrades, toutes les injures attendent les réfractaires, soupçonnés d’avoir quelque chose à cacher pour redouter autant la disparition des espèces. Ce jour-là, en effet, le stock de lingots d’or dans la marmite et les coupures des loyers non déclarés perdront toute valeur. Sauf à l’intérieur de communautés où de tels échanges resteront valables. Hypothèse qui suppose l’existence de territoires fonctionnant entièrement sur une économie parallèle, ce que le gouvernement acceptera ou pas, au risque de bafouer le principe d’une République une et indivisible.

 

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2 mois offerts sur l’assurance habitation BNP Paribas

lundi 20 avril 2015

Jusqu’au 24 avril 2015, c’est une occasion en or pour souscrire l’assurance habitation BNP Paribas. Les formules Eco, Confort et Confort Plus souscrites en ligne bénéficient de 2 mois de cotisation gratuits.

Une première année d’assurance habitation très avantagée

BNP Paribas engage une nouvelle période de promotion sur 10 jours, du 13 au 24 avril 2015, pendant laquelle la souscription sur son site bnpparibas.net d’une assurance habitation, en formule Eco, Confort ou Confort Plus, s’accompagne de l’offre de 2 mois de cotisation offerts.

BNP Paribas rembourse le montant de ces cotisations par lettre chèque avant le 24 juin 2015.

Les nouveaux assurés déjà clients de BNP Paribas au titre d’une autre assurance ou d’un prêt immobilier peuvent cumuler les avantages.

L’assurance habitation BNP Paribas en quatre mots

Les points de comparaison de l’assurance habitation BNP Paribas se situent sur

– sa garantie Responsabilité Civile Vie Privée ;

– ses services d’assistance au domicile dont la garde des animaux domestiques ou le relogement des assurés ;

– ses 5 garanties immédiates prévoyant en cas de sinistre une solution d’hébergement, l’absence d’avance de frais en sollicitant un réparateur partenaire du réseau BNP, l’indemnisation immédiate si les réparations sont effectuées par soi-même, un service d’assistance 24/7 et une proposition de crédit travaux immédiate sans frais de dossier dans les cas d’emménagement.

– les options complémentaires de façon à ajuster le contrat d’assurance au plus près de sa situation. Il est ainsi possible d’intégrer à son contrat d’assurance habitation les équipements d’énergies nouvelles, le jardin, la piscine ou les objets de loisir.

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Offrir la meilleure expérience utilisateur possible

vendredi 7 mars 2014

Nouveau terme de concurrence entre les enseignes bancaires, la qualité de l’expérience utilisateur sur internet ou mobile requiert la plus grande attention. Banques en ligne et banques traditionnelles se doivent d’optimiser sans relâche l’accès à leurs services pour se démarquer.

Une forte demande d’accès simplifié à ses comptes bancaires

Le dernier sondage CSA pour Fortuneo pointe l’ampleur de la consultation des comptes en ligne. 80% des Français les consultent au moins une fois par semaine et un sur trois le fait davantage qu’il y a cinq ans.

D’après le Country Manager France de Keynote Systems, Olivier Bertaux, cette attente est née de la crise. Les Français s’intéressent plus qu’auparavant à leur budget et sont plus assidus aux mouvements de leur compte. Le suivi des dépenses procède encore pour 48% de la conservation des facturettes, mais 17% pratiquent déjà un suivi en temps réel sur tablette ou smartphone. Ainsi, Axa avec son offre  Soon spécifique aux mobiles a rapidement séduit un large public.

Témoigne également de cette attente, la réussite des banques en ligne « pure players », telles que Boursorama ou ING Direct, qui ont proposé des services d’accès instantanés et sécurisés aux comptes bancaires. Fortement compétitives, ces nouvelles enseignes ont bouleversé le marché avec des tarifs trois fois moins élevés, avantages tarifaires régulièrement soulignés par les enquêtes comparatives d’UFC-Que Choisir. L’accès direct aux comptes est devenu un acquis pour les clients et les banques traditionnelles proposent à présent des services comparables.

Surveiller la qualité de l’expérience utilisateur

La performance technique des sites internet, mobile et des applications pour tablette contribue dorénavant à départager entre elles les très nombreuses enseignes bancaires. Pour satisfaire et fidéliser leurs clients, les banques doivent offrir une expérience utilisateur optimale. Dans ce cadre, il est souhaitable qu’elles adoptent des dispositifs pour contrôler en permanence le temps d’accès  et la disponibilité de leurs sites web et mobile. Il en va de leur crédibilité. Afin d’accroître la visibilité sur les performances techniques de leurs sites et applications, Olivier Bertaux recommande de les tester sur les différents terminaux mobiles du marché (Android, Apple, Windows, BlackBerry) et de vérifier la pleine intégration des fonctionnalités.

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Compte épargne CO2, c’est du sérieux

dimanche 19 janvier 2014

Le dossier de l’épargne bizarre s’est épaissi en cette fin d’année avec le lancement du compte épargne CO2. Oui CO2, pas oxygène. Mais pour une fois l’abominable dioxyde de carbone ne créera aucune sensation d’étouffement. Et où prospère cette charitable expérience ? Dans le Finistère bien sûr !

Décidément, depuis la nuit des temps, la fin des terres se prête à tous les types d’expériences. Cette fois-ci, la Bretagne abrite le fruit de l’alliance entre l’action contre le changement climatique, en général vecteur d’un discours prônant la décroissance, et l’esprit bancaire, en principe favorable à la croissance.

L’idée est d’inciter les particuliers, les entreprises et les collectivités à lutter contre le réchauffement climatique, devenu vérité indépassable, et donc à limiter leur émission de CO2, gaz désigné par le GIEC comme responsable d’un effet de serre nocif à la planète. Quoi de plus motivant qu’un compte épargne ?

C’est ce que vient de proposer la société 450 en partenariat avec le Crédit mutuel Arkéa aux pauvres gens des Cornouailles abreuvés du slogan : « Le CO2, quitte à le réduire autant que ça rapporte ! ».

Déposer des kilos de CO2 et retirer des sous, une nouvelle alchimie

Le compte Épargne CO2 est révolutionnaire en ce qu’il offre aux particuliers de se constituer une épargne, sans verser d’argent. En effet, le compte épargne de CO2 récompense les particuliers qui auront limité leurs émissions de carbone grâce à des installations spécifiques.

Les kilos de carbone économisés viendront s’inscrire sur le compte Épargne CO2 et seront retirés par l’épargnant sous forme d’offres commerciales auprès des partenaires de la société 450. Concrètement, ils bénéficient de réductions sur les billets de train, les tickets de bus, les places de spectacles ainsi que sur les frais de dossier d’un crédit à la consommation chez le Crédit mutuel de Bretagne. Valables 10 ans à partir de leur obtention, les kilos de CO2 épargnés forment aussi une monnaie d’échange au sens du protocole de Kyoto et les épargnants pourront les utiliser pour acquérir des biens et services sobres en CO2. Jean-Luc Barada, fondateur de la société 450 et père de cette expérimentation, compte sur l’élargissement rapide de ce cercle économique « bas carbone ».

Comment économiser du dioxyde de carbone ?

C’est la société 450, créatrice du concept, qui guide gratuitement les souscripteurs dans l’évaluation de leur consommation de dioxyde de carbone. Pour chacun, elle établit un bilan carbone à partir des relevés de consommation, du mode de transport habituel et de la qualité de l’isolation du logement. Puis, elle prend en compte les mesures mises en œuvre pour réduire la consommation carbone, telles que l’achat d’une voiture électrique ou d’une nouvelle chaudière. Le site donne des exemples concrets de gestes favorables à la réduction des émissions de CO2 en matière de logement ou de transport et les valeurs d’économie correspondante. Par exemple, remplacer une chaudière au fioul par une chaudière au bois correspond, selon l’inscription sur le site, à une économie de 5 000 kg de CO2 par an.

Pour le démarrage de ce nouveau produit d’épargne, circonscrit dans un premier temps au Finistère et relayé par les agences du Crédit mutuel Arkéa, la société 450 offre à chaque ouverture de compte un crédit de 400 kg de CO2.

Les souscriptions sont gratuites et se font exclusivement en ligne, sur le site compteepargneco2.com. Naturellement, ce compte carbone est présent sur tous les réseaux sociaux.

Le dispositif est ouvert aux entreprises et collectivités qui peuvent aussi gagner ces fameux crédits Kyoto CO2 dès lors qu’elles s’efforcent de réduire leurs émissions de CO2.

Loin de prêter à sourire, le compte épargne CO2 a reçu le soutien de Michel Rocard, d’ailleurs présent à la cérémonie de lancement le 25 novembre 2013. Ce nouveau produit d’épargne constitue très officiellement un projet de mise en œuvre conjointe de la convention cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique. La tenue des comptes est placée sous le contrôle de l’ONU. La démarche militante affichée vise à peser en faveur de la ratification d’un nouvel accord international sur le climat. Toutefois, ce qui fait sa force fait également sa faiblesse puisque ce produit s’appuie sur une conviction écologique source d’une controverse aiguë entre scientifiques et de désaccords internes qui brouillent le message. Que pensez de l’exemplaire chauffage au bois lorsqu’il est en passe d’être interdit pour cause de rejet de particules fines dans l’atmosphère ?

Il n’empêche que l’idée socle d’un compte épargne contre du pouvoir d’achat, autrement dit l’entrée dans un réseau de partenaires, a du sens dans une économie en crise et promet de nombreuses répliques. C’est tout bonnement le principe du « club » et des comptes « fidélité » qui est revisité et appliqué à grande échelle.

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AXA Banque affiche un taux d’intérêt à partir de 2,40 % seulement pour son Prêt personnel Multiprojets

mardi 17 septembre 2013

Permettant de concrétiser des achats, tels que celui d’un véhicule, ou encore de financer des travaux dans son logement, et bien d’autres choses encore, comme l’équipement du foyer, le prêt personnel apparaît comme le moyen idéal de pouvoir améliorer son quotidien, sans toutefois dépenser trop, les coûts de ces formules restant, en effet, limités, tout particulièrement chez AXA Banque, où le taux d’intérêt actuellement affiché par le Prêt personnel Multiprojets débute à 2,40 % seulement.

Un prêt personnel très avantageux chez AXA Banque

Valable du 2 septembre au 31 décembre 2013, cette offre proposée par AXA Banque donne ainsi l’opportunité d’emprunter, par exemple, 5 000 € sur 12 mois à un taux annuel effectif global fixe de 2,40 %, pour des mensualités alors de 422,04 € et un coût final de seulement 64,54 €, hors assurance, celle-ci pouvant également être souscrite pour seulement 3,50 € par mois.

AXA Banque propose également une gamme d’assurances

Outre ces possibilités données en termes de financement, c’est aussi en termes d’assurances qu’AXA Banque met également à la disposition des usagers des solutions extrêmement avantageuses, ces différentes offres pouvant se compléter judicieusement comme dans le cas de l’assurance auto ou moto, par exemple, les tarifs pratiqués pouvant même, dans ce cas-là, être réduits.

AXA Banque facilite la vie de sa clientèle

Rendant le financement de toutes sortes de biens accessible dans les meilleures conditions, avec la possibilité d’assurer ensuite ceux-ci chez un seul et même prestataire , AXA Banque met donc tout en œuvre pour simplifier le quotidien des usagers, toujours en quête des meilleures solutions dans chacun de ces domaines essentiels.

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Une nouvelle étude du fonctionnement des cartes interbancaires par la Commission Européenne

mercredi 30 janvier 2013

Permettant, aujourd’hui, de régler tous ses achats relativement simplement, auprès de n’importe quel commerçant disposant de l’équipement nécessaire, la carte bancaire, quel que soit la banque qui l’a émise et quel que soit l’établissement teneur du compte du bénéficiaire de la transaction réalisée, permet ainsi une utilisation aisée, cette interbancarité se trouvant toutefois actuellement remise en cause par la Commission Européenne.

Vers la disparition des cartes interbancaires ?

Basé sur des Commissions Multilatérales d’Interchange établies entre les banques elles-mêmes, ce système manque, en effet, de transparence selon Bruxelles, qui se pose ainsi la question de la légitimité d’un tel système, faisant craindre, à la Fédération Bancaire Française, les conséquences d’éventuelles modifications à ce niveau-là, qu’il convient, selon l’organisme, d’aborder avec prudence.

Les réticences de la FBF face à une nouvelle réglementation des CMI

La FBF a rapidement souligné le fait qu’une baisse, voire une suppression, des CMI, contraindrait alors à la mise en place d’accords bilatéraux, nécessitant ainsi de nombreuses négociations, avec des conditions différentes pour chaque entente trouvée, risquant alors de compliquer fortement la situation, la possibilité de voir disparaître de petits acteurs étant aussi envisagée par l’organisme, qui s’inquiète également de l’impact de nouvelles dispositions sur l’emploi direct ou indirect de ce secteur, qui représente plusieurs dizaines de milliers de postes au sein des établissements bancaires.

Exigeant une étude préalable avant toute prise de décision, la FBF n’entend pas laisser la Commission Européenne agir seule dans ce dossier, celle-ci souhaitant défendre son point de vue au mieux.

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Le pouvoir des agences de notation est en péril

mardi 8 janvier 2013

Depuis les années  1980, les agences de notation financière servent à évaluer la solvabilité d’une entreprise privée ou publique mais aussi, d’un Etat ou d’une collectivité. Cet indice de référence, même s’il ne s’agit pas de recommandations d’achat ou de vente,  influence le comportement des investisseurs. Historiquement, le marché mondial est régi par trois entités – Standard & Poor’s (1868), Moody’s (1908) et Fitch Ratings (1913). Si, jusqu’ici, leur pouvoir était quasi-sans limites, le ciel est en train de s’obscurcir dangereusement…

Premier jugement. Au moment où l’agence Moody’s décide de baisser la note de la France, comme l’avait fait, un an avant, son homologue Standard & Poor’s, un juge australien condamne cette dernière, pour avoir délivré des informations « fausses », voire « trompeuses », agrémentées de « négligences » sur deux produits financiers de la banque ABN Amro. En effet, les titres « Rembrandt 2006-2 » et « Rembrandt 2006-3 » ont bénéficié d’une excellente note, de la part de S&P, suscitant, par voie de conséquence, l’intérêt de 13 collectivités locales australiennes, qui ont alors choisi de miser sur ces produits. Pour la Cour Fédérale d’Australie, le préjudice causé – estimé à 14,5 millions de dollars – incombe à l’agence de notation,  qui ne délivre pas de simples opinions mais davantage un jugement les engageant envers autrui. Condamnée le 5 novembre dernier, Standard & Poor’s, ainsi que la banque ABN Amro et l’intermédiaire qui a commercialisé les produits, doivent rembourser la différence entre la somme investie et celle récupérée. Même si l’agence se cache derrière le premier amendement de la constitution américaine, concernant la liberté d’expression, le juge a décrété que son statut de référence, dans le domaine financier, suggérait, également, la notion de  responsabilité.

Des précédents. Si, jusqu’ici, aucune des trois grandes agences mondiales de notation financière n’avait été reconnue coupable, leur influence est manifeste : une dégradation de note peut entraîner la faillite d’une entreprise, voire d’un Etat. Rappelons ici, l’affaire Lehman Brothers (2008) ou encore, plus récemment, la Grèce. Dans le premier cas, l’abaissement de la notation a été fatal et dans le second, il a conduit le pays dans une spirale infernale, dont il se relève avec peine (Fitch Ratings a relevé sa note en mars 2012, passant de C à B-).

Vers une jurisprudence ? Mais jusqu’à maintenant, les décisions de ces trois agences étaient sans appel. Les entreprises, Etats ou collectivités n’avaient d’autres recours que de se présenter devant elles, pour les encourager à revoir leur position. Avec ce jugement, leur hégémonie est sérieusement ébranlée. Déjà placées sous la surveillance d’instances européennes, elles vont, également, faire l’objet d’une enquête, pour statuer sur la rigueur et la transparence de leurs méthodes d’évaluation des banques. L’Autorité Européenne des Marchés Financiers (ESMA) évaluera, au passage, si les agences ont « suffisamment de ressources en matière d’analyse ». Dans tous les cas, cette condamnation a ouvert les portes d’un contrôle plus important des agences de notation, afin de limiter leur pouvoir, trop contesté ces dernières années.

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Le révélateur ISR de Cortal Consors et BNP Paribas

mardi 8 janvier 2013

Un outil destiné à faire le point sur les investissements socialement responsables (ISR). C’est ce que viennent de créer Cortal Consors et BNP Paribas Wealth Management (toutes deux filiales de BNP Paribas), afin de permettre à leurs clients de savoir précisément où, comment et à quoi sont affectés leurs fonds. Un outil qui tombe à point nommé, alors que l’investissement solidaire a le vent en poupe, et séduit de plus en plus d’investisseurs. Le point sur cet outil, et cette tendance.

Le révélateur ISR en quelques mots

L’objectif de ce nouvel outil est de proposer une analyse exhaustive et claire de différents fonds d’investissement socialement responsables, afin d’aiguiller et d’aider les investisseurs à y voir plus clair.

Pour cela, le révélateur ISR, mis au point conjointement par BNP Paribas Wealth Management et Cortal Consors, étudie scrupuleusement 80 fonds, en prenant en considération différents critères. Ainsi, la façon dont le critère ESG (Environnement, Social et Gouvernance) est intégré à la gestion du fonds d’investissement est minutieusement analysée. Concrètement, le révélateur ISR est amené à rendre compte de la communication du fonds (si elle est ou non transparente), ou encore de l’engagement environnemental et social.

Une note est ensuite attribuée, illustrée par un nombre de trèfles allant de un à cinq, selon les résultats. La note cinq venant récompenser les fonds d’impact investing, c’est-à-dire les fonds dont l’impact social et environnemental est direct.

Forts de ces données, les investisseurs ont ainsi la possibilité de choisir leurs fonds d’investissement en fonction des critères qui leur semblent les plus pertinents et importants.

A noter que le classement réalisé à l’aide du révélateur ISR met en première position le fonds « AXA WF Framlington Human Capital A-Cap EUR », qui obtient la meilleure notation, avec quatre trèfles. Cette note vient ainsi souligner l’importance accordée à l’aspect social, mais aussi la qualité du reporting du fonds, ainsi que l’accent mis sur la transparence de la politique de vote.

Un point sur l’Investissement social responsable (ISR)

Même s’ils ne sont que 6 % à savoir exactement ce qu’est l’ISR, et que 66 % n’en ont jamais entendu parler, les investisseurs français sont néanmoins sensibles à la démarche consistant à investir ses fonds de manière responsable.

Plus, 53 % des français se disent prêts à accorder davantage de confiance à leur banque si celle-ci s’engage dans cette démarche. Et un quart indique même être susceptible de se diriger vers un établissement financier proposant un large choix de produits ISR.

Le potentiel est donc bien réel. Les demandes sont existantes, mais le problème semble donc être lié à un manque de communication. Car, un label existe déjà, le « label ISR », lequel a d’ailleurs été attribué à 109 fonds en 2012 (contre 156 en 2011), par Novethic, le centre national de recherche de l’investissement socialement responsable.

Aussi, si le potentiel est là, et qu’on constate une véritable attente de la part des français, qu’attendons-nous pour communiquer ?

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